Blog masculiniste pour l'harmonie H-F

[02] Une pub violemment anti-homme qui ne suscite aucune indignation !

Pub France TV du 1er mars 2013 sans Libération

Le vendredi  1er mars 2013, c’est d’abord dans mon quotidien « Libération » que je découvre cette publicité placée par France Télévisions, qui me choque dès le premier coup d’œil. Elle annonce une « journée de la femme » étendue  à toute la semaine « du 2 au 8 mars » (alors qu’à franchement parler, on a le sentiment que c’est déjà quasiment toute l’année qui est désormais consacrée à la femme et à ses problèmes propres !). Dès le surlendemain, dimanche, je la retrouve en pleine page dans le « Version Femina » qui accompagne le JDD. Il s’avère que cette publicité inondera une bonne partie de la presse pendant quelques jours – en faisant sans doute la campagne la plus coûteuse de cet organisme de service public cette année !

Ce qui vaut à ce phénomène d’être un éclatant « symptôme du mal » qui affecte notre société en profondeur, c’est que s’il avait été inversé, si un annonceur s’était « amusé » à faire paraître une pub aussi misogyne que celle-ci est « misandre » (1),  on peut parier sans grand risque de se tromper que l’indignation aurait été à son comble. La presse s’en serait fait largement l’écho et les débats publics en auraient bruissé de façon retentissante, avec concerts de réprobation la plus vive !

(1) « Misandrie » [Grand Robert] : Haine ou mépris du sexe masculin, des hommes

Analysons ce qui ne peut que fâcher gravement et qui n’a pourtant choqué apparemment que moi.

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L’illustration relève du mépris le plus total envers le sexe masculin. On ne peut que supposer que l’époque étant à l’opprobre généralisé envers les hommes, ce grand mépris en est venu à sembler naturel à des professionnels comme ceux qui ont créé cette publicité condamnable. Cette image est un décalque d’une autre image connue d’une bonne partie de la planète : la représentation de l’évolution des primates jusqu’à notre espèce, avec un individu par espèce, représenté dans sa posture naturelle. Elle a été créée en 1965 par Rudolph Zallinger, anthropologue, pour un ouvrage pédagogique Time-Life :

Schéma de l'évolution des primates

Ainsi, l’analogie que fait le visuel de cette pub coupable, c’est que les hommes sont des êtres primaires, qui s’apparentent aux 2 premières espèces ci-dessus – équivalents du chimpanzé marchant à 4 pattes et de l’australopithèque – et que seule la femme relève de l’espèce « homo sapiens sapiens », l’humain moderne !

Non seulement cela manifeste un immense mépris de la moitié masculine de l’espèce, mais cela dévoile le fantasme de toute-puissance mégalomane de bon nombre de féministes d’aujourd’hui : en finir avec le « mâle ». Le plus inquiétant étant que ce fantasme est en cours de réalisation, puisque cette incongruité grave n’a fait l’objet d’aucune critique et que le travail de sape de tout ce qui est masculin continue de plus belle dans l’actualité.

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Si l’illustration est l’élément le plus choquant, plusieurs autres éléments de cette publicité attestent de la même intention inacceptable de toute-puissance féminine et de déconsidération masculine :

♦  Le titre proclame la parité des sexes au sein de l’espèce, il s’agit d’une proposition sur l’égalité, et pourtant, le graphisme dément la proposition : le mot « FEMME » est écrit 2 fois ½ plus gros que « homme ».

♦  Le sous-titre « en avant TOUTES » est composé de façon à renforcer le message que la femme peut très bien se suffire à elle-même et se passer de l’homme : le symbole sexuel utilisé comme lettre « O » est un mélange des symboles féminin (la croix) et masculin (au lieu d’être dirigée vers le bas, la croix est « en érection » comme le vecteur du symbole masculin).

♦  Le texte est une collection de poncifs lus et entendus des milliers de fois, qui ne valent pas comme signifiés mais comme signifiants. Ce ne sont pas des propositions de raison en 2013 (quelles « mentalités » peuvent bien ne pas avoir été « bougées » au point d’en avoir le mal de mer aujourd’hui ?!), mais des codes d’un discours figé et anachronique qui ne visent qu’à réactiver un conditionnement pavlovien.

♦  Enfin la baseline, « bien différents – bien ensemble » est en contradiction totale de sens avec le reste du message ; au lieu de le résumer, elle vise à agir comme de la poudre aux yeux en prétendant que l’action est au service du collectif alors que le message est tout entier celui d’un favoritisme sexiste tranché.

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L’affaire, on le disait plus haut, est d’autant plus grave que personne ne semble s’en inquiéter.

Or les signes et symptômes d’un tel retournement vicieux d’une logorrhée profondément sexiste sont nombreux aujourd’hui, tant l’ivresse d’un pouvoir moral  largement conquis amènent les idéologues anti-mâles à « se lâcher », sûrs de l’impunité.

« Un Mâle pour un Bien » s’attachera à les débusquer, mais pour donner un peu plus de profondeur à cette quête, j’invite cordialement tous les lecteurs du blog à être attentifs eux-mêmes à ces manquements et à nous les signaler. Nous ne manquerons pas d’en faire cas ici !

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3 Réponses »

  1. En effet pub abjecte et repoussante ! Quelle honte !

  2. Si je prenais la peine d’écrire un pavé comme celui-ci chaque fois que l’image de la femme est entamée en publicité je devrais me nourrir par intraveineuse tant j’y passerais de temps. La publicité en elle-même est à déplorer, la partie semi-délirante sur l’impunité des idéologues anti-mâles est à lire (à mon humble avis) à travers la lentille d’un égo un peu trop gros, un peu blessé, qui en fait un peu trop dans le genre « victime incomprise ». Encore une fois, si je me formalisais pour chaque publicité ou l’image de la femme est dégradée, j’y passerais mes journées. Vous allez vous en remettre les garçons c’est promis.

    • Merci de votre commentaire, Alicia, j’apprécie l’attention et le temps passé, mais je n’y vois pas grand chose pour faire avancer le débat.

      C’est juste une escarmouche anecdotique dans un bras de fer entre les sexes qui dure depuis 40 ans et qui est en train de connaître un tournant intéressant, qui rompt avec une longue série gagnante et très fine de la part du « sexe [plus tellement] faible ». ;->

      Je goûte à sa juste valeur votre tentative de démoralisation, hé hé, ça n’est vraiment pas fin en l’occurrence (mais chacun se débrouille avec les armes qu’il a, bien sûr), mais ça peut faire de l’usage, sait-on jamais !

      Le plus beau, c’est votre ton paternaliste. Ça atteste que celui ou celle qui veut faire étalage d’un pouvoir pour donner de la force à un propos en réfère nécessairement à la figure ou à la manière du Père.

      Dans les autres indices fortement corrélés actuellement que la séquence historique concernant notre affaire est au début d’un retournement, c’est la jouissive ivresse du pouvoir qui saisit les principaux acteurs de l’hyper-féminisme dévoyé en vigueur, à commencer par la jolie Najat, toute jeune encore mais dont les convictions sont dépourvues de tout doute, m’amenant quasiment à en jouir avec elle ! ;-D

      Le problème est surtout que le pouvoir porté par les femmes est beaucoup plus impitoyable que celui des hommes. Ceux de mon sexe, cela fait des millénaires qu’ils savent très tôt que la violence dont ils sont dépositaires pour l’espèce du fait de la testostérone dont les nourrit mère Nature est de la « nitroglycérine » à manier avec précautions… pas toujours appliquées, c’est sûr.

      Mais cette réflexivité, cette conscience chez tous les hommes que la maîtrise de leur violence est une tâche de toute une vie et de tous les instants leur/nous confère un sain recul sur les méfaits possibles de la violence et du pouvoir.

      Chez les femmes, le pouvoir ne se manifeste évidemment pas de la même façon (mère Nature, là encore !). Très peu dans la violence physique mais très puissamment dans la violence symbolique. Mais le gros problème, c’est qu’il n’y a quasiment pas de réflexivité là-dessus, de travail de conscience, d’historique de la maîtrise du pouvoir par les femmes. On n’est pas bridé du tout, car on pense que sa prise de pouvoir est 100% juste, ne souffre aucune contestation, on est une combattante du Bien, c’est sûr ! Notons par ailleurs que les pires périodes historiques ont été amenées par ce genre d’état d’esprit.

      Franchement, à mon âge, je n’ai rien de plus important à faire que tout ce qu’il faudra pour rétablir un équilibre dans le discours public sur les mérites des uns et des autres, pour qu’on cesse enfin vraiment ces guéguerres néfastes. Et je peux vous dire que c’est une tâche carrément exaltante, que je me suis missionné de faire — entre autres projets ambitieux 🙂 — depuis 40 ans, dans le cadre d’une quête de connaissance plus globale. Enfin, on passe à l’action ! 😉

      Cordialement,

      Lionel

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